La mémoire de l’école des officiers de la gendarmerie nationale

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121ème Promotion : Lieutenant Jean Jamet

Jean Jamet nait en 1908 à Lanvenegen, dans le Morbihan. Il commence sa carrière militaire le 10 novembre 1928, lorsqu’il est incorporé au 97e régiment d’infanterie. Un an plus tard, il retourne à la vie civile avec le grade de sergent. Attiré par la gendarmerie, il s’engage en 1930 et est nommé élève-garde à cheval à la garde républicaine de Paris. Son aptitude au commandement ayant été remarquée, il est promu maréchal des logis-chef en 1934 puis admis à l’École des officiers de gendarmerie en 1936.
Sous-lieutenant en 1937, il est affecté en 1938 au commandement de la section de gendarmerie de Quimperlé, puis muté en 1939, à l’heure de la mobilisation générale, à la prévôté de la 51e division d’infanterie sur les frontières belges et luxembourgeoises et promu lieutenant. Le 23 juin 1940 à Toul, il est fait prisonnier, mais au regard de sa qualité de militaire de la gendarmerie il est libéré le 18 août et reprend ses fonctions à Quimperlé.
Souhaitant ardemment continuer la lutte, le lieutenant JAMET entre en 1943 en résistance au sein du réseau « ACTION », dirigé par le chef d’escadron GUILLAUDOT, commandant la compagnie du Morbihan qui dès 1941 mène une lutte acharnée contre l’occupant. C’est lors d’une de ses actions de résistance, le 27 juin 1944, alors qu’il transporte dans sa voiture de service un poste émetteur-récepteur et des armes, qu’il est contrôlé par une patrouille allemande et aussitôt
arrêté. Incarcéré à la maison d’arrêt de Pontivy, il est fusillé le 29 juillet 1944 avec 8 autres camarades. Son action durant l’occupation fut unanimement salué par la population de Quimperlé. Le lieutenant JAMET a donné son nom à la caserne de gendarmerie de Quimperlé ainsi qu’à une vedette de gendarmerie maritime de Brest. Une stèle honorant son souvenir se trouve à Plumeliau (56), lieu de son exécution.
A titre posthume, il est élevé au rang de chevalier de la Légion d’honneur, et décoré de la Croix de guerre 1939-1945 avec palme et de la Médaille de la Résistance française, par décret du 23 février 1959.